Le deuil, un sujet commun à tous mais tabou :

C’est un sujet universel, car nous sommes tous à un moment donné, et même parfois plusieurs fois dans notre existence, confrontés au deuil. La langue française est riche, donc on peut le nommer de différentes façons…perte, absence, vide, mort. Libre à chacun de choisir le terme qui lui convient le mieux. Dans tous les cas, cela touche tout le monde et est délicat à vivre, à exprimer, à ressentir.

Cela touche tout le monde, plusieurs fois dans une vie, malgré tout cela reste un sujet tabou. On n’ose pas en parler. Souvent le regard des autres sur nous bloque son expression. Il faut dire que dans nos sociétés le débordement émotionnel est mal vu. Le sujet du deuil est souvent accompagné d’émotions fortes, que nous réprimons très longtemps. Lorsqu’elles s’expriment elles peuvent, par conséquent, prendre beaucoup de place. De plus, les gens peu à l’aise avec leurs émotions se sentent démunies pour recevoir celles des autres, alors on évite de les exprimer. C’est un peu le chien qui se mord la queue.

Le deuil, qu’est-ce que c’est ? :

A la base, le deuil est un processus psychique. Ce n’est donc pas une maladie ou une pathologie qu’il faut éradiquer. C’est un cheminement que chacun opère pour intégrer la perte d’un objet d’attachement. Cela peut être une personne, une relation, un statut, un projet… Par conséquent, cela implique des changements, de nouveaux repères, voire même une réorganisation profonde.

Les 4 caractéristiques du deuil :

Le deuil est :

  • Adaptatif. Il s’adapte peu à peu à une nouvelle réalité et permet de l’intégrer.
  • Complexe. Il agit sur les émotions, le comportement, le corps, la pensée.
  • Evolutif. Il n’est pas figé dans le temps. Ce n’est pas non plus une ligne droite, cela ressemblerait plus au parcours d’une montagne russe.
  • Unique. Car il dépend de nombreux facteurs. La personnalité de la personne qui le vit, son caractère, son expérience de vie. Du lien avec la personne ou la situation qui est perdue. Du moment de sa vie, car nous n’avons pas les mêmes ressources intérieures tout au long de notre existence. Le contexte joue aussi un rôle, qu’il soit familial ou sociétal. Bref, tous ces facteurs mélangés, et bien d’autres, font que le deuil est à chaque fois unique.

Le deuil, et si on se laissait tranquille ?

Avez-vous remarqué ? Lorsque nous vivons un deuil, il y a toujours des personnes pour vous donner des conseils en se basant sur leur propre expérience, ou bien qui vous font comprendre qu’il serait temps d’aller mieux. Cela va créer forcément un sentiment de culpabilité, et un fort désir que cette personne ferme sa bouche (pour rester poli).

Comme je le disais plus haut, chaque deuil est unique. Donc votre expérience du deuil ne peut pas devenir une science exacte et être appliquée tout le temps et à tout le monde. On peut donc écouter les autres, pour s’en inspirer, mais il n’est pas question de les copier et de les suivre aveuglément : « toi tu es toi, moi je suis moi ».

Le deuil est unique donc…

  • Il n’y a pas de mode d’emploi. A vous de trouver le vôtre.
  • Il n’y a pas de bonne ou mauvaise manière de le vivre. Il existe celle qui vous correspond.

SYNTHESE :

  • Ca touche tout le monde.
  • C’est un processus qui est unique, qui évolue.
  • Le regard et l’avis des autres, tout n’est pas bon à prendre.
  • Il n’y a pas de bonne ou mauvaise manière de la vivre, juste la vôtre.

Besoin d’être accompagné.e dans cette période ?

–> Prendre rendez-vous à Belfort.