Emotions thérapie Belfort Alexandre Latouche thérapeute

On entend souvent dire qu’il faudrait apprendre à « gérer » ses émotions. Dans notre société, les exprimer est encore trop fréquemment perçu comme un signe de faiblesse ou un manque de retenue. Pourtant, nos émotions ne sont pas nos ennemies : ce sont de précieux messagers. Être en phase avec ce que l’on ressent, c’est être en phase avec soi-même, et c’est là que réside une vraie force.

Emotions simples et émotions complexes.

Le plus souvent, on distingue deux grandes catégories d’émotions :

  • Les émotions simples ou dites primaires : Elles s’accompagnent de réactions corporelles et d’expressions faciales immédiatement reconnaissables par tous. On en dénombre principalement six : la joie, la tristesse, la peur, la colère, la surprise et le dégoût.
  • Les émotions complexes ou dites secondaires : Elles résultent d’un mélange de plusieurs émotions simples (par exemple, la honte, la culpabilité ou la nostalgie).

A quoi servent nos émotions ?

L’émotion est un message transmis par notre cerveau pour nous inviter à rentrer en action et à répondre à un besoin fondamental.

  • Joie : Signal de satisfaction. Elle génère le besoin de célébrer et de renouveler une expérience agréable.
  • Tristesse : Signal d’une perte ou de la fin d’une étape. Elle génère le besoin d’être réconforté·e et d’intégrer le changement.
  • Peur : Signal d’un danger imminent ou potentiel. Elle génère le besoin de sécurité ou de préparation.
  • Colère : Signal d’une limite franchie ou d’un manque de respect. Elle génère le besoin de poser des règles et d’affirmer son territoire.
  • Surprise : Signal d’un événement imprévu. Elle génère le besoin de réorienter son attention et de traiter une nouvelle information.
  • Dégoût : Signal d’une intrusion ou d’une nocivité (physique ou relationnelle). Elle génère le besoin de rejeter, de s’éloigner ou de se protéger.

Pourquoi vouloir contrôler ses émotions est une erreur.

Lorsque l’on cherche à « gérer » ses émotions en essayant de les dominer, de les enfouir ou de les mettre de côté, on prépare le terrain pour aller mal. Plus on les refoule, plus elles s’accumulent au fil du temps. Jusqu’au point de non-retour où la cocotte-minute explose, nous faisant du mal ainsi qu’à notre entourage… alors qu’à la base, ces émotions étaient là pour notre bien.

Apprendre à « gérer » ses émotions ne veut pas dire les faire taire, mais de les accueillir au mieux quand elles arrivent, les comprendre et les vivre.

L’impact des émotions sur les relations et la communication.

Nos émotions sont des messages pour nous-mêmes, mais aussi pour les autres. Lorsqu’elles sont trop longtemps enfouies, leur expression tardive devient souvent disproportionnée. Les personnes qui nous entourent peuvent alors se sentir agressées et ne pas comprendre notre réaction.

Cette incompréhension devient une source majeure de malentendus. Ne pas exprimer ce que l’on ressent au moment où l’émotion surgit crée des non-dits, alimentant un cercle vicieux qui fragilise la communication et détériore les relations.

Apprendre à écouter ses émotions en thérapie.

En thérapie, on apprend avant tout à mieux se connaître. Connaître et reconnaître ses émotions constitue une étape essentielle pour vous comprendre vous-même, mieux décoder les réactions des autres, clarifier votre communication et désamorcer les conflits relationnels.

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